Dans une épreuve de talent, les valeurs des qualités d’un héros et ses points de talent se conjuguent. Il soumet à l’examen à la fois ses aptitudes corporelles et spirituelles (les qualités) et utilise l’expérience spéciale que constitue son talent dans un domaine particulier. Pour pouvoir utiliser un talent, le héros effectue trois épreuves de qualités à la suite l’une de l’autre. S’il possède de l’expérience, donc des points de talent (TP), relativement au domaine testé, il peut essayer de compenser avec ces points des épreuves de qualités précédemment ratées. La valeur de talent est donc en quelque sorte une “ réserve de secours ” de points de qualités disponibles. Le joueur peut au total compenser seulement autant de points qu’il possède de points de talent dans le talent correspondant. Exemple : Elgor tente de se faufiler ni vu ni connu devant des gardes. Ceci requiert de réussir les épreuves de qualités pour le courage, l’intuition et l’adresse pour lesquelles il possède respectivement CO 10, IN 11 et AD 13 points. Sa valeur de talent pour “ se faufiler ni vu ni connu ” est de 7.
A l’épreuve de courage, le jet du dé donne 12. Si Elgor n’avait pas les 7 points de talent, l’épreuve d’ensemble serait déjà perdue à la première épreuve partielle. Mais il peut utiliser 2 de ses points de talent pour compenser et remporter l’épreuve de courage, suite à quoi il ne possède plus que 5 points de talent restants. A l’épreuve d’intuition, le jet du dé donne 4. Elgor la réussit donc sans problème.
Pour l’épreuve d’adresse, le jet du dé donne 17 et Elgor “ compense ” en utilisant 4 autres points de talent.
Au final, l’épreuve correspondant au talent “ se faufiler ni vu ni connu ” est gagnée et Elgor dispose encore d’un point de talent. Si, dans une situation précise survenant immédiatement après, Elgor devait encore se soumettre à une épreuve pour “ passer inaperçu ”, il bénéficierait alors à nouveau de ses 7 points de talent. Durcissements et allègements : dans des circonstances particulières, les épreuves de talent peuvent être compliquées ou facilitées. Si elles sont compliquées, une majoration est appliquée : par exemple, “ se faufiler ” +4. Si elles sont facilitées, une minoration est appliquée : par exemple, “ se faufiler ” -2. Dans l’un ou l’autre cas, la valeur de talent du héros est recalculée avant le lancer de dé nécessaire pour l’épreuve. Exemple : pour l’épreuve “ se faufiler ni vu ni connu ” compliquée +4, Elgor n’aurait plus que 3 points de talents disponibles pour “ compenser ”. Pour la même épreuve facilitée -2, ses points de talent remontent à 9. Handicap effectif (EEC) : pour un guerrier équipé d’une armure de métal complète, “ se faufiler ” devrait être plus difficile que pour un cambrioleur habillé légèrement. Pour cette raison, chaque armure possède une valeur de handicap (EC) qui indique dans quelle mesure elle entrave le héros dans le cadre des actions possibles. Plus cette valeur de handicap est élevée, plus il sera difficile de grimper, de nager ou de combattre avec l’armure. La façon dont ce handicap pèse plus ou moins sur les épreuves de talent ou de combat dépend à nouveau de la mobilité exigée par l’action. Une armure lourde handicapera davantage un acrobate qu’un cocher. C’est pourquoi, pour chaque talent, est introduite la notion de handicap effectif (EEC). Elle module le talent concerné par le biais du handicap qu’induit l’équipement du héros. Attention ! Non seulement le handicap résulte de l’armure que porte le héros au moment de l’action, mais il prend aussi en compte celles qui se trouvent le cas échéant dans son inventaire ! Quand le calcul du handicap effectif donne une valeur négative, celle-ci est par convention remplacée par 0 et le handicap effectif est considéré comme sans effet. Exemple : le handicap effectif du talent “ se cacher ” s’exprime par EEC = EC - 2. Si Elgor porte une cotte de mailles longue dont la valeur de handicap EC = 4, son handicap effectif est alors de HCE = 4 - 2 = 2. Mais s’il porte des vêtements de ville ordinaires dont HC = 1, ce qui est plus plausible pour un cambrioleur, son handicap effectif devient EEC = 1 - 2 = -1 donc 0. Dans tous les cas, le handicap effectif est déduit de la valeur de talent du héros en préalable au lancer du dé exigé par l’épreuve. Le nombre de points restants est évidemment utilisable en “ compensation ”. Du fait de ces modifications, les points dont dispose le héros pour “ compenser ” une épreuve de talent peuvent devenir négatifs. Il est également possible, même si c’est rare, que les valeurs de talent d’un héros soient déjà négatives. Si tel est le cas, cette valeur de talent sera additionnée au résultat de chacun des trois jets de dé et celui-ci ne devra pas excéder la valeur de chacune des qualités testées. Une valeur de talent négative conduit donc systématiquement à trois épreuves compliquées de qualités. Tout ceci pour t’éclairer sur les règles du jeu de rôle L’Œil Noir. La version téléphone mobile effectue automatiquement tous les calculs.  Dans l’exemple qui suit, une épreuve normale “ se faufiler ni vu ni connu ” est exigée ; elle n’est ni compliquée, ni facilitée. La valeur de talent du héros est 2. Il porte une armure de valeur de handicap 3. Le handicap effectif pour l’épreuve “ se faufiler ni vu ni connu ” est EEC = EC, soit 3. La valeur de compensation est donc de -1. Le calcul s’affiche sur l’écran de ton mobile. Dans l’épreuve de courage, il faut obtenir au maximum 11 ; dans celle d’intuition comme dans celle d’adresse, au maximum 10 pour chacune afin que l’épreuve soit réussie.
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